Le Premier ministre vient, dans le cadre de la préparation du budget 2027, d’annoncer le gel du point d’indice des fonctionnaires soulignant que cela permettrait une économie de 2 milliards d’euros.

La dernière revalorisation remontant au 1er juillet 2023, cette décision entraînera une quatrième année consécutive de baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires territoriaux !

C’est d’autant plus inacceptable aux yeux du SANCA-UNSA qu’exception faite de quelques copains des « princes qui nous gouvernent », ils ne sont pas des nantis.

Afin de réaliser les nécessaires économies d’échelle que nécessite l’explosion, en particulier sous les trois derniers quinquennats, de la dette de la France, le SANCA-UNSA souligne au Premier ministre trois pistes n’impactant pas les ressources humaines :

  1. Réduire la quote-part de la France dans le budget de l’Union européenne qui s’élève à quasiment 29 milliards d’euros pour 2026 ;
  2. Lutter réellement contre la fraude sociale que le rapport de la mission du Sénat à l’évaluation et au contrôle de la Sécurité sociale en date du 23 septembre 2025, reprenant une évaluation du Haut conseil du financement de la protection sociale, chiffre à 13 milliards d’euros ;
  3. Réduire la charge financière que constitue l’immigration externe à l’Union européenne sur laquelle les citoyens ne sont jamais consultés ; en effet, même si certains considèrent que c’est « une chance pour la France », le rapport général Immigration, asile et intégration adopté par le Sénat dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026 relève que « Le coût estimé de la politique française de l’immigration et de l’intégration est de 7,82 milliards d’euros en 2026, un niveau en légère hausse par rapport à 2025 (7,74 milliards d’euros). Ce coût, auquel contribuent 19 programmes répartis au sein de 12 missions budgétaires, prend en compte les dépenses directes et orientées à titre principal vers les étrangers. Le coût complet des forces de sécurité intérieure, de l’hébergement d’urgence et de l’enseignement scolaire n’est par exemple que partiellement intégré ».

Ce serait à la fois plus moral et plus rentable que de s’en prendre aux fonctionnaires territoriaux (et aux autres).